FORCE-N : 4 254 jeunes inscrits à la première édition du salon Connect’Emploi
Connect’Emploi, le salon hybride de l’emploi du programme FORCE-N, s’est tenue le 27 octobre au Grand Théâtre national de Dakar et en ligne. Cette première édition a mobilisé plus de 3000 jeunes demandeurs d’emploi et permis la tenue de près de 500 entretiens auprès des entreprises exposantes.
Sammanté propose une couverture maladie gérée sur WhatsApp et destinée aux travailleurs de l’informel. Le 27 octobre, l’entreprise est venue chercher de nouveaux profils au salon Connect’Emploi, organisé par FORCE-N au Grand Théâtre. Beaucoup de jeunes avaient postulé à l’avance sur la plateforme du salon. Ibra Ndiaye, responsable de l’acquisition client, et une collègue, ont reçu des étudiants, avec ou sans expérience, et des jeunes déjà passés par deux dispositifs du programme, AMI et Recrut’Elles.
La qualité des profils rencontrés lors de l'évènement l’a « agréablement surpris ». « J’ai vu autant de jeunes avec des profils différents, qui ont fait des formations vraiment intéressantes », raconte-t-il. Il espère que ces entretiens aboutiront.
Pour la première édition de son salon, FORCE-N avait réparti la journée, de 8 heures à 17 heures, entre le Grand Théâtre national de Dakar et une plateforme virtuelle ouverte aux jeunes de tout le pays. 63 entreprises étaient inscrites et 54 stands leur avaient été attribués au Grand Théâtre.
Le panel d’ouverture avait pour thème « Recruter autrement : pourquoi miser sur les participants du programme FORCE-N ? ». Un second panel, diffusé en ligne, portait sur « L’intelligence artificielle au service de l’insertion professionnelle ». Plus de 300 personnes y étaient inscrites.
Le Pr Ousmane Sall, vice-recteur chargé de la recherche, de l’innovation et des partenariats, a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du recteur de l’UN-CHK, le Pr Samuel Ouya. Pour lui, la réussite du salon se mesurera aussi à ses prolongements : « entretiens, stages, recrutements, collaborations professionnelles ou accompagnement de projets entrepreneuriaux ». Il a invité les entreprises à faire confiance « aux jeunes talents », puis s’est adressé aux jeunes certifiés. « Ne venez pas seulement chercher un emploi. Venez aussi montrer ce que vous savez faire et ce que vous pouvez apporter », leur a-t-il lancé.
Un premier tri en ligne
Les entreprises avaient publié 49 offres sur la plateforme, pour 680 postes à pourvoir. En face, 4 254 candidats s’y sont inscrits, dont un peu plus de la moitié de femmes. Parmi eux, 1 337 ont postulé, pour un total de 5 963 candidatures. Chaque recruteur faisait son tri, et les candidats retenus recevaient un courriel avec l’heure de leur entretien. Les entretiens individuels, de 10 à 15 minutes, se sont tenus en deux vagues, à la mi-journée puis l’après-midi, sur place ou à distance.
Jeune start-up de la filière apicole, Api Sénégal produit du miel, de la cire, du pollen et de la propolis. Elle cherchait des ouvriers apicoles et n’en trouvait pas. Elle a alors mis son offre en ligne sur la plateforme du salon. Des candidats qui connaissaient déjà le travail de la ruche y ont répondu. Youssouf Sonko, venu représenter l’entreprise au Grand Théâtre, s’est entretenu avec eux. Sur dix, il leur donnerait huit. « Ce dont nous avions besoin, nos moyens financiers ne nous permettaient peut-être pas de le chercher autrement », reconnaît-il.
Kitamba, qui fabrique des protections hygiéniques dans son usine de Sandiara, a fait passer des entretiens pour des postes d’assistant comptable, d’assistant de direction, de community manager et de chargé de communication digitale. Sa comptable, Ndèye Rokhaya Mariama Thiam, dit avoir même « l'embarras du choix » : tous les profils reçus intéressent l’entreprise.
Recruter... et se faire connaître
Le Lionceau, qui produit à Dakar des purées pour bébés à partir d’ingrédients locaux, cherchait lui aussi de bons profils. Aminata Dia, sa chargée de communication, retient d’abord l’organisation de la journée. « Je n’ai pas vu de faille. C’est bien organisé, et c’est dans les temps », dit-elle. Elle parle aussi de « très bons CV », ceux de jeunes qui ont fait plusieurs stages et cherchent du travail. L’entreprise doit encore décider de la suite.
De nombreux visiteurs ont découvert au salon les jus naturels de NovaJus. Connect’Emploi a aussi servi à ça pour les entreprises : faire connaître leurs offres au public. « Notre activité a démarré en novembre 2025, donc beaucoup de gens ne connaissaient pas encore nos produits », explique Ndèye Rokhaya.
Entre 2022 et le 30 juin 2026, FORCE-N a formé 141 689 jeunes aux compétences numériques essentielles. Sur place, le programme présentait deux de ses dispositifs. Avec Recrut’Elles, il prend en charge jusqu’à 50 % de l’indemnité d’une jeune femme qualifiée recrutée par une entreprise partenaire. Le dispositif AMI met à la disposition des entreprises des agents multiservices indépendants pour commercialiser leurs produits.
Sammanté y a déjà recours, avec des agents à Dakar et dans deux autres régions. L’entreprise les a formés à ses offres, et Ibra Ndiaye les juge aujourd’hui « très opérationnels sur le terrain ». « Cette initiative permet aux jeunes de mettre en pratique leurs enseignements théoriques et d’obtenir un travail », salue-t-il.
A la fin de la journée, les recruteurs interrogés souhaitent tous revoir le salon. Ndèye Rokhaya voudrait qu’il ait lieu au moins deux ou trois fois par an. Ibra Ndiaye, lui, invite FORCE-N à organiser d’autres journées de ce type, « pour que nous, les entreprises, on puisse venir rencontrer les jeunes et discuter de ce qu’ils peuvent nous apporter ».
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